en tous cas, le marché est remonté par vagues successives au cours des heures suivantes.Malgré leur sursaut final, la consolidation l’a emporté sur les places européennes puisque Francfort a cédé -0,45%, Zurich -0,35%, Amsterdam -0,2% (tandis que Milan et Madrid grappillaient +0,3%).Le score de -1,25% affiché par l’Euro-Stoxx50 peut apparaître absurde mais cet énorme écart de performance est dû à l’effondrement du seul titre BNP-Paribas qui a chuté de -17,25% avec plus de 20 millions d’actions échangées (soit près de 800 millions de chiffre d’affaire sur cette seule valeur).En ôtant BNP-Paribas de la liste des valeurs du CAC40, on aurait obtenu une performance positive de +0,5% du marché parisien: autrement, il s’agissait ce 17 décembre d’une baisse en ‘trompe l’oeil’.Après avoir salué un ‘geste fort’ de la FED, l’inquiétude générée par l’ampleur de cette initiative sans précédent amène les investisseurs à faire preuve de prudence (le marché redoute le scénario de ‘trappe’ à liquidité à la japonaise).Ben Bernanke a bel et bien créé la surprise mardi soir en optant pour l’instauration d’un taux flottant de 0% à 0,25% (une grande première aux Etats Unis), soit un abaissement virtuel de 100 points de base du loyer de l’argent.
mais cette initiative fait apparemment un flop puisque l’or noir rechute en direction du plancher annuel des 40$ à New York.Les titres Total et Vallourec avaient clôturé en hausse car la rechute du baril n’est survenue que vers 17H30: les deux titres ont progressé respectivement de +1,2% et +1,6% et GDF-Suez reprenait +3,4%.Toujours dans le secteur des produits de base, Arcelor-Mittal a rebondi de +4% et c’est PPR qui s’est maintenu -avec une belle avance de +7,7%- en tête du classement (la 3ème place sur le podium étant occupée par Unibail-Rodamco avec +3,65%).
A l’inverse, BNP Paribas fut très malmené suite lourdes pertes dévoilées ce mercredi avant l’ouverture: le titre décrochait de -17,25% à 34,2E après avoir annoncé que son activité de banque de financement et d’investissement était en perte de 710 millions d’euros sur les onze premiers mois de l’année, un chiffre qui inclut l’impact de l’affaire Madoff pour 350 millions d’euros.Par effet de contagion, les titres Société Générale (-5,75%), Dexia (-5,6%) et Crédit Agricole (-3,5%), accusaient tous de lourds replis…
Le groupe anticipe désormais un résultat net en baisse de l’ordre de 20 % par rapport à l’exercice 2007, contre une progression initialement envisagée de l’ordre de 8 %.Eramet gagne timidement +1,3% alors les analystes d’Exane BNP Paribas ont relevé de ‘sous-performance’ à ‘neutre’ leur recommandation le titre du groupe minier.
Source: http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=6199728